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Société

Metz et Trèves réclament une compensation fiscale du Luxembourg

Les élus des deux villes et ceux de Landrats allemands réclament une répartition des recettes fiscales entre le Grand-Duché et les régions frontalières. A l’image de la coopération belgo-luxembourgeoise.

Publié par Romain S. le 22/05/2019 | Mis à jour le 24/05/2019 | 1.391 vues
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Un système de compensation existe, depuis 2002, entre la Belgique et le Luxembourg.

C’est un écueil qui n’est pas nouveau. Mais qui, pour une fois, fait l’objet d’une considération commune et officielle.

Les maires de Metz, Trèves et les dirigeants des Landrats de Trèves-Sarreburg et Bitburg viennent d’adresser un courrier co-signé au président de la République française, Emmanuel Macron, et au gouvernement grand-ducal.

L’objet : une compensation financière du Luxembourg à destination des régions frontalières.

Les élus soulignent ainsi la forte accointance entre les territoires limitrophes et le Grand-Duché. Ils rappellent que près de la moitié de sa population active (environ 200.000 travailleurs) sont issus de ces zones frontalières, et ce, grâce au dynamisme économique luxembourgeois.

Lire : Patrick Luxembourger : « La convention franco-luxembourgeoise ? C’est le vide. Il n’y a rien »

« Les régions voisines profitent de la richesse créée au Luxembourg »

« Les régions voisines profitent largement de la richesse créée au Luxembourg, soulignent-ils en prenant pour exemple la ville de Trèves et le district de Trier-Saarburg. Quelque 22.000 travailleurs frontaliers y vivent, dont les revenus s’élèvent, pour un revenu brut moyen de 64.000 euros par travailleur frontalier, à environ 1,2 milliards d’euros. Avec des dépenses de consommation de 5.800 euros par travailleur frontalier, ces salariés représentent un pouvoir d’achat global d’environ 130 millions d’euros, dont profite le commerce de détail local (600 millions d’euros pour les 100.500 frontaliers habitant le Nord lorrain et l’aire urbaine de Metz). »

La poursuite de la coopération s’avère donc indispensable. Mais les intéressés souhaitent que celle-ci se fasse à l’image de celle à l’œuvre en Belgique.

Depuis 2002, elle reçoit en effet une compensation financière de la part du Luxembourg (30 millions d’euros), celle-ci étant réévaluée tous les trois ans et répartie dans les communes comptant un pourcentage important de navetteurs.

« Une condition préalable nécessaire à la coopération transfrontalière »

Un tel modèle est d’ailleurs à l’œuvre entre les autres territoires concernés par la thématique transfrontalière au niveau européen. En témoigne les dispositifs mis en place entre la France et Genève, l’Allemagne et la Suisse ou encore la Suède et le Danemark.

« Une compensation fiscale dans les régions allemande et française dans lesquelles résident les travailleurs frontaliers est une condition préalable nécessaire à la coopération transfrontalière accrue au sein de l’espace frontalier fortement intégré avec le Luxembourg », concluent-ils en expliquant que cette compensation contribuerait à l’attractivité de la zone frontalière. Et par conséquent, au Luxembourg lui-même.

Lire : 70 % des futures frontaliers arriveraient de France

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gondrule
23 messages
Il y'a 3 mois

Inénarrable Dominique Gros....

bonsai
33 messages
Il y'a 3 mois

Plus ou moins 90000 travailleurs de la moselle & Meurthe et Moselle disons entre Nancy et metz travaillent au luxembourg, il n'y a pas de secret c'est bien par obligation déjà car dans notre région il n'y a rien comme emploi, toutes les usines ont fermé. Le revenu brut de 64000 par an et par travailleur est inexact (ce n'est pas tous des directeurs!) il faut plutôt tabler sur30000 par an et encore c'est large! tous ces gens pourraient êtres des chomeurs payés par pole emploi et bénéficier d'autres aides au lieu de cela ils ramènent en france l'argent qu'il ont gagné dans un autre pays au bas mot :90000 travailleurs x 2500 sal mensuel représente 225000000 par mois qui sont réinjectés dans l'économie locale (achat divers, constructions, taxes fonciéres, impots locaux ect ect).
Il faut arrêter maintenant de vouloir le beurre l'argent du beurre et la cremière