Des chercheurs du Luxembourg pistent le Covid dans nos voix
logo site
icon recherche
INFO FLASH
Le diesel fait le yoyo au Luxembourg : baisse prévue ce vendredi
Santé

Des chercheurs du Luxembourg pistent le Covid dans nos voix

L’infection respiratoire, même chez des sujets asymptomatiques, pourrait être détectable à la « simple » écoute de leurs paroles. Une équipe du Luxembourg Institute of Health en est convaincue.

Publié par Patrick Jacquemot le 25/10/2022

Actuellement, la moyenne d'âge des sujets hospitalisés pour Covid au Luxembourg est de 66 ans.

Le Dr Guy Fagherazzi a eu du flair. Dès le début de l’épidémie Covid, le chercheur a pressenti que l’analyse des voix pourrait trahir la présence du coronavirus chez un individu. Un micro (et un bon logiciel) suffirait ainsi à repérer un cas positif plutôt qu’un test nasal ou une prise de sang.

Quand d’autres scientifiques se basaient sur l’analyse de la toux ou de la respiration, cette fois l’équipe du Luxembourg Institute of Health a axé ses travaux sur le seul décryptage de la voix. Et pour cela, 272 personnes (signalées comme asymptomatiques ou présentant les signes de la maladie) ont accepté de s’enregistrer et de confier ces pistes aux chercheurs.

Au fil des analyses, il ressort bien qu’un biomarqueur vocal signale bien l’intrusion du virus dans l’organisme. Rien de notable à l’oreille bien sûr, mais un élément perçu par un ordinateur programmé à cet effet.

Simple, non-intrusif, sans contact

Un gadget ? Certainement pas, car pour le Dr Fagherazzi ce système préventif permettrait de « surveiller à distance les personnes non-hospitalisées pour Covid-19. Identifier le degré de gravité des symptômes rapidement permettrait aussi de donner la priorité aux cas les plus graves ». De quoi mieux organiser les flux de patients vers les services d’urgence donc.

Autre avantage : cette méthode demande peu de moyens. Ainsi, les participants volontaires n’ont eu qu’à capter le son de leur voix via un simple smartphone et décrire leur état de forme. Simple, non-intrusif et ne nécessitant pas de contact extérieur, ce qui s’avère précieux en cas d’épidémie.

Pour l’équipe du LIH, «un tel biomarqueur vocal pourrait bien être intégré dans de futures solutions de télésurveillance, à nos appareils numériques ou dans la pratique clinique ».

Cette méthode pourrait aussi « modifier la manière à travers laquelle les patients sont surveillés et traités ». Test à domicile et réponse médicale appropriée immédiate selon le pronostic dressé par l’intelligence artificielle : parfois, c’est tout de même beau le progrès !

Suivez-nous sur Instagram

Ailleurs sur le web