Jamais le Grand-Duché n’a connu pareille activité ! Ainsi, selon les derniers chiffres de l’ADEM, le pays compterait actuellement près de 516.000 salariés ou agents publics en fonction. Et 221.000 postes sont occupés par des non-Luxembourgeois pour qui les spécificités administratives du pays sont, parfois, inconnues.

D’où, chaque fin de mois, de nombreux questionnements à l’heure de lire sa fiche de paie ou de traitements. Tous les renseignements y figurent-ils ? Mon employeur (ou son comptable) n’ont-ils pas omis une ligne ? Y a-t-il des manques qui pourraient être signalés ? Que chacun se rassure : la loi luxembourgeoise s’est voulue basique.

Ainsi, seuls cinq points sont obligatoires. Une courte liste où ne figure pas, par exemple, le nombre de jours de congés pris ou restant à prendre. Il n’est pas impératif d’indiquer ce décompte.

Prioritairement, l’entreprise qui recrute (compris les sociétés d’intérim) devront indiquer le mode de calcul du salaire versé. Sachant que celui-ci devra a minima reposer sur les indicateurs nationaux, comme le montant du salaire social minimum (soit un peu plus de 3.000€ brut pour un mois à 40h).

A chaque heure son taux de rémunération

Idem pour la période de travail ouvrant droit à la rémunération versée. Même si fractionné au fil des semaines, l’étendue de la mission doit être stipulée dans sa globalité.

L’employeur est tenu de mentionner le nombre d’heures effectuées. Un total qui peut dépasser les 40 heures hebdomadaires (donc 173h mensuelles) en incluant les heures supplémentaires. Ces heures “normales” ou “supplémentaires” ne seront, bien entendu, pas payées selon le même barème.

Et là encore, il appartient à l’auteur du bulletin de salaire de clairement noté le taux de rémunération des heures prestées, selon leurs spécificités donc.

Important, notamment à l'heure de la déclaration fiscale, un point complet sur les avantages consentis aux salariés doivent également être lisible sur sa fiche de paie. Et la loi précise bien que la même règle s'applique sur les avantages en espèces (prime, gratification, participation) ou en nature (voiture de société notamment). Sachant que ces éléments peuvent être variables d'un mois à l'autre.

Avec 15 %, la part moyenne des primes non régulières (primes, bonus de fin d’année, 13e mois, etc.) dans les salaires annuels est particulièrement élevée au Luxembourg. Il s’agit du 3ème pourcentage le plus élevé en Europe, avait souligné le Statec lors d'une étude en 2021. Le Grand-Duché figurant, dans ce classement, juste derrière l’Autriche et le Portugal.

 

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